DES LYCÉENS DE MICHELIS (AMIENS) SUR LA PISTE DE LA COMPAGNIE CIRCASSIENNE « LA MIGRATION »


Le vendredi 10 novembre, une classe de seconde du lycée Madeleine Michelis est allée à la rencontre de la compagnie La Migration, une troupe dijonnaise de spectacle de rue, accueillie en résidence de création par le Cirque Jules Verne.
Un projet réalisé dans le cadre du dispositif « jeunes critiques artistiques » soutenu par le Réseau Canopé Amiens.

Mathilde, Léa et Chloé en pleine interview devant le « double fil ».

Les élèves ont pu observer des répétitions et interviewer Gaël Manipoud ,Camille De Truchis ,Chloé Mazet et Quentin Claude, membres du collectif.

La Migration crée actuellement un nouveau spectacle d’acrobatie en extérieur intitulé LIEUX DITS, deuxième partie d’un diptyque composé déjà de LANDSCAPE(s)#1. Ce dernier, « très chorégraphique », a pour thème « l’homme face au paysage » et s’inspire notamment de sensations suscitées par la nature : « On imagine ce spectacle comme une rêverie, une fenêtre sur le monde pour le spectateur. »

Chloé Mazet et Gaël Manipoud nous révèlent ensuite le déroulement de leur quotidien de circassien, leurs « astuces » afin de garder une vie sociale tout en exerçant ce métier très prenant.

On évoque le thème de l’acrobatie, entre « souplesse », « grâce » et « tonicité ». Ils nous expliquent le rôle de cette discipline sur cette structure qu’ils ont « inaugurée » : le double fil de fer. « L’acrobatie commence dans la cour de récré quand des enfants font des roulades dans le sable. Tous le monde est acrobate », s’amuse Gaël Manipoud.

 

La compagnie La Migration en représentation à Châtenay-Malabry. (Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE)

Afin d’en savoir un peu plus les coulisses de leurs spectacles, nous les interrogeons sur leur préparation physique et leurs habitudes de vie. Entre les échauffements, les étirements, ​les massages ou encore la « cryothérapie », comment se passe l’entraînement d’un circassien?

Pour éviter toute blessure, la sécurité est aussi très importante pour les circassiens. « La corde », « les tapis », « la parade humaine »… Chloé Mazet et Gaël Manipoud nous expliquent comment évaluer les risques et mettre ensuite « les garde-fous en place ».

On s’intéresse maintenant aux costumes, leur place dans les spectacles, leurs contraintes : « Il faut faire attention car les corps sont déformés par la pratique ». L’occasion aussi de s’intéresser aux différentes formations pour devenir costumier/costumière.

 

(Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE)

Dans un riche entretien, Camille De Truchis et Quentin Claude se confient sur les origines de la compagnie et notamment de son nom, La Migration, qui se veut « poétique » et « politique ». Les deux circassiens évoquent leurs inspirations, leur esprit de groupe et parlent de l’importance du « vivre ensemble ». Ils nous éclairent aussi sur la musique du nouveau spectacle pour lequel le compositeur a l’idée d’enregistrer des « sons de la nature ». Enfin, nous les interrogeons sur le « vélarium » : un chapiteau de leur création, conçu pour être en transparence avec la nature et pour que le public soit au plus près des artistes : « Nous sommes très sensibles à la question de l’accueil. »

Les élèves ont également compilé ces interviews dans une émission spéciale, diffusée à deux reprises sur Radio Campus Amiens. Vous pouvez la réécoutez ci-dessous :

DES LYCÉENS DE MICHELIS (AMIENS) SUR LA PISTE DE LA COMPAGNIE CIRCASSIENNE « LA MIGRATION »

 
 
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